03 août 2008
Sarah grandit sur scène
« J'ai laissé échapper mes doutes »
LA BELLE personne que voilà ! Dans « Maestro », au Théâtre du Chêne Noir à Avignon, Sarah Biasini joue une musicienne en déroute, un oiseau blessé. Dans la vie, dès la scène quittée, la jeune femme redevient lumineuse, douce, à l'écoute quand c'est elle, en théorie, qui devrait se raconter. Dire quelle comédienne elle devient, au fil des pièces, de la série télévisée « Julie, chevalier de Maupin », il y a quatre ans, à « l'Antichambre » l'année passée sur les planches.
Le regard du public évolue avec elle : plus le temps passe et plus la curiosité envers la fille de Romy Schneider se transforme en un intérêt sincère pour une artiste singulière parmi tant d'autres. A 31 ans tout juste, Sarah Biasini continue de grandir, de se faire. Elle se façonne par le travail. « Le thème de Maestro , c'est comment trouver la confiance. Moi, je n'aurai jamais fini d'en manquer et d'en trouver. Christophe Lidon, le metteur en scène, a cherché à me plonger dans un état particulier. Avec lui, j'ai laissé échapper mes doutes. » Mettre ses propres failles au service d'un personnage, l'astuce a fait ses preuves depuis les débuts de l'histoire du théâtre. Sarah Biasini n'y recourt plus qu'au minimum : « L'expérience aidant, les larmes viennent maintenant plus facilement. C'est une affaire de concentration. Pendant une heure et demie, se dire qu'il n'y a rien de plus important que ce qu'on joue. »
Sur les planches, en jean, chaussettes et tee-shirt, comme n'importe quelle étudiante dans son studio, Sarah Biasini partage son désarroi avec Thomas Joussier et fait face au « Maestro ». Jean-Pierre Bouvier oppose pertinemment son expérience et son assurance à la jeunesse du couple. Lors d'une scène clé, Sarah-Anna se rebelle enfin contre le maître et toute la salle retient son souffle. Un moment rare pour une pièce tout juste créée, et dont Sarah se réjouit. « On perçoit l'écoute du public... Bon, si on est paranoïaque, on se dit qu'ils dorment ! » Une fois le rideau retombé, l'humour et l'humilité reprennent leurs droits dans le discours de la comédienne. « Faire Avignon pour la première fois dans ces conditions-là, c'est du caviar. Un baptême dans du coton. » Pourvu qu'à son cinquantième festival elle soit restée la même !
Caroline Andrieu
Festival de Ramatuelle
http://www.dailymotion.com/video/x6brgg_festival-de-ramatuelle-2-aout-antic
31 juillet 2008
Le secret est dans la sincérité
Questions à l'actrice Sarah Biasini, la fille de Romy Schneider, qui interprétait Julie de Lespinasse dans la pièce « l'antichambre » de Jean-Claude Brisville, lundi soir au fort de La Bayarde.
Vous arrivez d'Avignon où vous interprétiez en off « Maestro » de Hrafnhildur Hagalin. Lundi, vous étiez sur la scène de Carqueiranne avec « L'antichambre » de Jean-Claude Brisville. Qu'est-ce qui vous a plu dans ces deux pièces ?
Les deux femmes que j'interprète montrent une forte confrontation entre courants de pensée et personnages. Elles proposent des réflexions sur des sujets universels. « Maestro » est une oeuvre contemporaine qui parle des rapports entre l'artiste et le maître. Tandis que « L'antichambre », opposant le progrès au conservatisme malgré les costumes de l'époque, est résolument moderne. Jean-Claude Brisvile manie très bien le langage du XVIIIe siècle. Il le rend audible au public d'aujourd'hui. C'est cette évolution de la femme, qui s'affirme au fur et mesure du temps, que j'ai trouvée intéressante. Mon personnage choisi le chemin de la révolution. C'est universel, comme un apprentissage de toutes les femmes.
Un théâtre en plein air, ça vous plaît ?
Jouer ici est un grand plaisir. Le cadre est magique. C'est le troisième festival en plein air, mais la première fois où l'on joue sans micro. Cela a demandé un effort supplémentaire. Il fallait être encore plus dans le personnage. Il faut de la sincérité. Il n'y a que comme ça qu'on peut être acteur.
Vous êtes ici dans le cadre d'une tournée, quels sont vos projets ?
Je vais profiter un peu de la région, de ma région (Sarah Biasini est née à Gassin ndrl). Puis, après l'été, du 23 au 27 septembre je joue dans la pièce « Personne ne voit la vie de haut » de Martin Crimp, mise en scène par Linda Blanchet. Ensuite, nous commençons en novembre la tournée de « L'antichambre ». La pièce a été filmée récemment et nous avons des projets avec France 3.
http://www.varmatin.com/ra/hyeres/136968/carqueiranne-sarah-biasini-le-secret-est-dans-la-sincerite
26 juillet 2008
Les premieres impressions...
14 juillet 2008
Portrait a Avignon !
09 juillet 2008
Festival d'Avignon
Un article interessent sur laprovence.com
un autre lien
http://www.lestroiscoups.com/article-21068777.html
27 avril 2008
Maestro
Mise en scène de Christophe Lidon ,la piece sera jouer au Festival D'Avignon du 5 au 27 juillet 2008.
avec : jean Pierre Bouvier , thomas Joussier











